Un locataire accroche la tête d’un gicleur dans un édifice en hauteur. Plusieurs unités sont touchées, un seul ascenseur reste fonctionnel, et les propriétaires ont trois mois pour terminer les travaux avant leur date de refinancement. Bélisle a structuré chaque étape pour livrer à temps, sans perturber davantage les locataires restants.
Type de sinistre : Bris de gicleur, dégât d’eau
Secteur : Résidentiel locatif, édifice en hauteur au centre-ville de Montréal
Ampleur : Plusieurs unités touchées, un seul ascenseur fonctionnel sur deux
Valeur du sinistre : Environ 150 000 $
Contrainte de délai : 3 mois, liée à une date de refinancement des propriétaires
1. Contexte
Un locataire accroche accidentellement la tête d’un gicleur dans un édifice à logements en hauteur. La valve d’eau est fermée rapidement, mais plusieurs unités sont touchées. Une compagnie de gestion immobilière prend en charge le mandat de gérer le sinistre pour le compte des propriétaires. La perte est évaluée à environ 150 000 $.
Un recours étant envisagé contre le locataire responsable, les propriétaires choisissent de ne pas réclamer à leur propre assureur. Ils mandatent plutôt une firme d’évaluation externe pour établir la portée des travaux, puis demandent une soumission à trois entrepreneurs. Bélisle obtient le mandat comme plus bas soumissionnaire.
2. Le vrai problème
Dans ce type de montage, l’entrepreneur ne peut pas être payé en attendant que les propriétaires récupèrent leur argent auprès de l’assureur du locataire fautif, un processus qui peut prendre d’un mois à trois ans, sans garantie de succès. Bélisle a donc convenu directement avec les propriétaires de déboursés progressifs en cours de travaux, ceux-ci assumant eux-mêmes les sommes en attendant leur propre recours.
Certains locataires touchés étaient assurés, d’autres non. Ceux qui n’avaient pas d’assurance personnelle ignoraient qu’une relocalisation temporaire pouvait leur coûter 3 000 $ à 4 000 $ par mois, en plus d’un déménagement complet et d’un entreposage. Cette réalité s’ajoutait à la complexité de la gestion des sorties de contenu, déjà retardée par la défectuosité de l’un des deux ascenseurs de l’immeuble.
3. La pression
Les propriétaires étaient en plein processus de refinancement. S’ils se retrouvaient avec des logements vacants faute de locataires réintégrés à temps, les pertes financières associées se chiffraient en centaines de milliers de dollars. Le délai de trois mois accordé pour les travaux devait donc être respecté sans exception, en pleine haute saison où plusieurs fournisseurs annonçaient des délais de trois mois avant même de pouvoir intervenir.
4. L’intervention
Bélisle a mobilisé son réseau de sous-traitants pour obtenir un traitement prioritaire malgré la période achalandée. Une fois l’ascenseur restant remonopolisé pour le chantier, les équipes ont pu travailler efficacement, logement par logement, en même temps plutôt qu’en étalant les travaux dans le temps, une approche nécessaire puisque certains corps de métier, comme la pose de plancher ou les joints, ne peuvent pas avancer à des rythmes différents d’un logement à l’autre.
Un échéancier précis, avec dates de sortie de contenu, a été communiqué à tous les locataires concernés dès le départ. Sur le plan logistique, l’approvisionnement au centre-ville de Montréal a exigé de réserver une section de rue et de faire appel à une grue pour monter certains matériaux, les feuilles de gypse de 12 pieds ne pouvant pas être transportées par l’ascenseur.
5. Les imprévus
Le retard d’une équipe de pose de plancher a mis de la pression sur les équipes de finition et de peinture dans les dernières semaines. Malgré ce resserrement, les travaux ont été livrés dans les délais convenus.
Bélisle a aussi recommandé au gestionnaire de remplacer certains planchers gondolés par l’eau, plutôt que de suivre les demandes contradictoires de différents assureurs de locataires, une recommandation qui a permis au gestionnaire de garder le contrôle du dossier plutôt que de le voir dicté par des tiers.
6. Le résultat
Délais : Respectés malgré une contrainte de trois mois liée au refinancement
Impact locataires : Sorties de contenu planifiées et exécutées avec un seul ascenseur, sans plaintes majeures
Confiance : Propriétaires satisfaits, mandat rempli selon leurs objectifs
Charge retirée du gestionnaire : Recommandations techniques sur la portée des travaux, gestion des sous-traitants, respect du calendrier malgré la haute saison
« On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. On a mis des protections, des zones de confinement, et on a livré dans les temps. »
Maxime Bélisle, chargé de projet