Un refoulement d’égout touche 24 logements répartis dans trois bâtiments distincts, chacun assuré séparément. Plutôt que de traiter trois chantiers isolés, Bélisle a structuré un dossier unique de 900 000 $, en respectant les normes et les échéanciers propres à chaque assureur. Résultat : une reconstruction simultanée, sans dérapage de coûts ni de délais.
Type de sinistre : Refoulement d’égout, catégorie 3
Secteur : Résidentiel locatif, 324 logements
Ampleur : 3 bâtiments, 24 logements, 3 réclamations distinctes
Valeur du sinistre : Environ 900 000 $
Intervenants coordonnés : 3 experts en sinistre, 3 estimateurs en dommages bâtiment, 1 ingénieur électrique
1. Contexte
Après de fortes pluies, un refoulement d’égout touche 24 logements répartis sur trois bâtiments d’un même complexe résidentiel. L’eau contaminée, catégorie 3, s’accumule jusqu’à deux pieds dans les logements au sol. Chaque bâtiment étant assuré par une compagnie différente, le dossier se traduit en trois réclamations distinctes, gérées par trois experts en sinistre et trois estimateurs indépendants.
Ce qui rend ce dossier particulier : le gestionnaire immobilier souhaite une mise en chantier unique et simultanée pour les trois bâtiments, malgré des dossiers d’assurance séparés.
2. Le vrai problème
La complexité n’était pas dans la portée des travaux — retrait des murs, des planchers, des armoires, de la plomberie, de l’isolation, reconstruction — mais dans l’alignement administratif. Chaque assureur a ses propres normes, ses propres taux et son propre logiciel d’estimation. Il fallait produire trois estimations distinctes, selon trois ensembles de règles, avant de pouvoir traiter le dossier comme un chantier global.
3. La pression
Le risque principal : que les trois assureurs ne livrent pas leurs devis et leurs accords de travaux au même moment. Sans cette synchronisation, le projet se serait scindé en un, deux ou trois chantiers distincts, à l’encontre de la demande du client. Cette exigence a été communiquée dès le début du dossier à chacun des trois assureurs impliqués.
4. L’intervention
Dès l’obtention du mandat, une visite des lieux a permis d’établir la nature exacte des dommages. Bélisle a ensuite obtenu l’autorisation des trois assureurs pour procéder à la démolition d’urgence, en parallèle du travail avec les estimateurs pour produire les devis de réparation.
La mise en chantier s’est faite en rotation continue entre les trois bâtiments : les équipes de démolition, puis de reconstruction, avançaient en séquence d’un bâtiment à l’autre. Cette méthode a permis de traiter trois réclamations distinctes comme un chantier unique, sans que les experts en sinistre aient à gérer trois calendriers différents.
Le suivi s’est fait par courriels réguliers et par des visites de chantier aux 48 heures, avec un contremaître présent en continu pour assurer la coordination des corps de métier.
5. Les imprévus
Aucun imprévu majeur n’est survenu sur ce dossier. La rigueur de l’évaluation initiale — une portée de travaux bien établie et partagée avec chaque assureur dès le départ — a permis d’éviter les surprises en cours de chantier, tant sur le plan technique que sur le plan budgétaire.
6. Le résultat
Coûts : Budget de 900 000 $ respecté
Délais : Échéancier respecté malgré la coordination de trois réclamations
Coordination : Trois assureurs alignés sur un même calendrier, un chantier unique livré
Gain pour l’expert en sinistre : Un dossier prévisible, documenté, sans surprise à gérer en cours de route
« Pour nous, en tant qu’entrepreneur général spécialisé en pertes majeures, ce genre de dossier peut être traité assez facilement, malgré son ampleur. »
— Maxime Bélisle, chargé de projet