Un bris de gicleur touche plusieurs unités d’un édifice en hauteur. Plutôt qu’une réclamation classique, le dossier prend la forme d’un recours contre le locataire responsable, avec soumission concurrentielle et délai de trois mois imposé par un refinancement. Bélisle a livré dans les délais, avec une estimation fiable dès le départ.

Type de sinistre : Bris de gicleur, dégât d’eau, recours contre un tiers

Secteur : Résidentiel locatif, édifice en hauteur

Ampleur : Plusieurs unités touchées, processus de soumission concurrentielle

Valeur du sinistre : Environ 150 000 $

Particularité : Aucune réclamation à l’assureur des propriétaires; recours direct contre le locataire fautif

1. Contexte

Un locataire accroche la tête d’un gicleur dans un édifice en hauteur, causant un dégât d’eau qui touche plusieurs unités. Puisqu’un recours est envisagé contre le locataire responsable, les propriétaires choisissent de ne pas réclamer à leur propre assureur. Une firme d’évaluation externe est mandatée pour établir la portée des travaux, sans les prix, puis trois entrepreneurs sont invités à soumissionner sur les mêmes lignes. Bélisle obtient le mandat comme plus bas soumissionnaire, avec un écart de 2 à 3 % sur le deuxième.

2. Le vrai problème

Dans ce type de montage, l’entrepreneur ne peut pas être payé en attendant que les propriétaires récupèrent leur argent auprès de l’assureur du locataire fautif, un processus qui peut prendre d’un mois à trois ans, sans garantie de succès. Bélisle a donc convenu directement avec les propriétaires de déboursés progressifs en cours de travaux, ceux-ci assumant eux-mêmes les sommes en attendant leur propre recours.

À cela s’ajoutait une défectuosité d’ascenseur, un seul des deux appareils étant fonctionnel, ce qui a retardé la sortie de contenu avant même le début du chantier.

3. La pression

Les propriétaires étaient en processus de refinancement et ne disposaient que de trois mois pour réintégrer leurs locataires, sous peine de pertes financières majeures liées à des unités vacantes. Ce délai, fixe et non négociable, devait être respecté malgré une période de haute demande où plusieurs fournisseurs annonçaient des délais de trois mois avant même de pouvoir intervenir sur le chantier.

4. L’intervention

Une fois l’ascenseur restant remonopolisé pour le chantier, Bélisle a structuré les travaux logement par logement, en simultané plutôt qu’en séquence étalée, une contrainte propre aux corps de métier comme la pose de plancher et les joints. Un échéancier précis, incluant les dates de sortie de contenu, a été communiqué à toutes les parties dès le départ.

L’estimation soumise au départ s’est révélée représentative de la portée réelle des travaux, ce qui a permis d’éviter les ajustements budgétaires en cours de route. Le réseau de sous-traitants de Bélisle a permis d’obtenir un traitement prioritaire malgré la période achalandée.

5. Les imprévus

Un retard dans la livraison des matériaux de plancher a mis de la pression sur les équipes de finition dans les dernières semaines, sans compromettre l’échéancier final. Le principal risque du dossier, celui de dépasser le délai de trois mois, a été géré en amont grâce à un échéancier clair, partagé et respecté par tous les intervenants, incluant les sous-traitants spécialisés.

6. Le résultat

Délais : Respectés malgré une contrainte externe stricte de trois mois

Coûts : Estimation initiale respectée, aucun dérapage budgétaire

Coordination : Chantier mené sur un seul ascenseur fonctionnel, sans incident

Gain pour l’expert : Un dossier structuré dès la soumission, avec un entrepreneur capable d’absorber les imprévus sans réviser les délais ni le prix

« Quand on est capables de donner des délais à nos sous-traitants, ils l’apprécient. Et quand on leur demande de l’aide, on apprécie qu’ils nous la donnent. »

Maxime Bélisle, chargé de projet

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