Un résident incendie son logement après avoir déversé de l’essence. Les gicleurs transportent le contaminant sur 7 étages. Résultat : 40 unités touchées, 950 000 $ en dommages, une contamination invisible dans tous les matériaux poreux. Bélisle recommande immédiatement un laboratoire, applique un protocole rigoureux et livre une reconstruction documentée en deux phases prévisibles. Zéro contaminant résiduel.
Type de sinistre : Incendie + contamination par essence (via dégât d’eau des gicleurs)
Secteur : Résidentiel locatif
Ampleur : ~40 unités, 7 étages, aires communes, gaines mécaniques et d’ascenseur
Valeur du sinistre : 900 000 $ – 950 000 $
Locataires déplacés : ~40 locataires (+ ~60 autres résidents dans le bâtiment)
Contexte
Un résident avec des troubles mentaux déverse plusieurs gallons d’essence dans son logement avant de déclencher un incendie. Les gicleurs s’activent. L’eau se propage du septième étage jusqu’au rez-de-chaussée, en emportant avec elle l’essence. Tous les matériaux poreux touchés sont contaminés.
Le résultat : une quarantaine d’unités sur 7 étages, les aires communes, les cages d’escalier et les gaines mécaniques et d’ascenseur sont affectées. La perte est évaluée entre 900 000 $ et 950 000 $.
Les intervenants : expert en sinistre, estimateur en dommages bâtiment, gestionnaire d’immeuble, directeur des opérations de la compagnie de gestion immobilière, laboratoire mandaté, compagnie de nettoyage spécialisé et environ 40 assureurs distincts des locataires.
Le vrai problème
Ce dossier sort du cadre habituel à deux niveaux. D’abord, la nature du contaminant : l’essence est un hydrocarbure volatile qui s’infiltre dans tous les matériaux poreux. On ne peut pas voir ce qu’on n’a pas encore testé. Sans protocole rigoureux, il est risqué que des contaminants restent cachés dans les murs; une situation qui relancerait le dossier de zéro.
Ensuite, la multiplication des parties prenantes : environ 40 locataires, chacun assuré par sa propre compagnie, chacun avec des plafonds de couverture distincts pour la relocalisation. Chaque information tardive ou imprécise crée une friction pour l’expert en sinistre.
La pression
La situation la plus critique survient dès les premières heures : les sorties de contenu. Un des deux ascenseurs est à l’arrêt. L’immeuble abrite environ 100 personnes. Chaque déménagement doit être planifié à la journée près en tenant compte de la capacité réelle de l’ascenseur fonctionnel.
Pendant ce temps, le gestionnaire est en mode panique, l’assureur veut un plan clair, et les assureurs des locataires réclament des délais de réintégration. Tout le monde attend une réponse, et le chantier ne peut pas encore commencer.
L’intervention
Dès la prise en charge, Bélisle identifie la contamination par essence et recommande immédiatement à l’assureur de mandater un laboratoire. C’est la décision fondamentale du dossier : sans analyses, on ne sait pas quoi retirer. Avec le laboratoire en place, chaque zone est évaluée avant toute intervention.
La séquence de travail : laboratoire analyse → Bélisle démolit → compagnie de nettoyage spécialisé décontamine. Cette chaîne se répète zone par zone, de l’étage le plus contaminé vers le bas. Des caméras thermiques et des testeurs d’humidité sont utilisés quotidiennement pour ajuster la portée en temps réel.
Un plan de sortie de contenu est établi avec le gestionnaire, étage par étage selon la capacité de l’ascenseur. Les dates sont communiquées aux 40 assureurs des locataires pour coordonner les relocalisations et éviter les dépassements de couverture.
La reconstruction est structurée en deux phases de 20 unités, avec des dates fixes de début et de fin. L’expert en sinistre reçoit des rapports hebdomadaires : avancement, heures, fournisseurs. Aucune mauvaise surprise.
Les imprévus
La gaine d’ascenseur a été touchée. Des tests ont été requis pour évaluer l’étendue des dommages parce que ce risque a été anticipé et évalué dès le départ. Résultat : aucun dommage structurel.
Si le protocole de décontamination avait été incomplet, le résultat aurait été simple : des odeurs résiduelles ou des contaminants cachés révélés post-livraison, relançant le dossier avec des coûts supplémentaires et une pression accrue sur l’expert en sinistre.
Le résultat
Reconstruction : 40 unités, 7 étages, 2 phases de 20 unités — calendrier respecté
Décontamination : Validée par laboratoire, aucun contaminant résiduel
Coordination : 40 assureurs de locataires informés, sorties de contenu planifiées
Suivi : Rapports hebdomadaires fournis à l’expert en sinistre tout au long du projet
Incidents : Aucun
« Notre agilité à faire face à un défi non standard, en pleine collaboration avec tous les intervenants requis: c’est ce qui a fait la différence. »
— Maxime Bélisle, chargé de projet