Un incendie criminel ravage un triplex. Deux locataires refusent de quitter des logements pourtant en perte totale, l’immeuble contient de l’amiante, et des intrusions répétées menacent le chantier. Bélisle a structuré chaque étape pour sécuriser les lieux, respecter les délais réels du dossier et livrer dans le prix et l’échéancier convenus.
Type de sinistre : Incendie criminel + dégâts d’eau de catégorie 3
Secteur : Résidentiel locatif, triplex de 3 logements
Ampleur : 3 étages touchés, présence d’amiante, intrusions répétées
Valeur du sinistre : Environ 350 000 $
Situation locataires : 3 logements touchés, dont 2 occupés par des locataires refusant de quitter
1. Contexte
Un incendie criminel éclate au troisième étage d’un triplex, probablement déclenché par la locataire évincée de ce logement. Le feu détruit la toiture et le logement du dernier étage; les deux logements inférieurs subissent des dégâts d’eau de catégorie 3. Les travaux sont évalués à environ 350 000 $.
2. Le vrai problème
Deux des trois logements sont considérés comme des pertes totales, mais leurs occupants refusent de quitter les lieux et n’autorisent pas la disposition de leur contenu. Résultat : la démolition ne peut pas commencer avant que ce contenu soit retiré. À cela s’ajoute la présence d’amiante, qui impose un protocole de désamiantage plus strict avant toute intervention.
Autre enjeu de sécurité : des individus ont tenté à deux reprises de s’introduire dans l’immeuble en brisant des fenêtres, ce qui a forcé à retirer tout matériel de valeur du chantier chaque soir.
3. La pression
Une fois le dossier médiatisé, la propriétaire s’est retrouvée sollicitée par de nombreux entrepreneurs et intervenants improvisés, ce qui l’a rendue méfiante envers tout le monde. Le fait que Bélisle ait été introduit directement par la compagnie d’assurance a établi la confiance dès le départ.
Les attentes les plus difficiles à gérer concernaient les délais : entre l’enquête policière, les tests d’amiante, le protocole de désamiantage et la production du devis par l’assureur, plusieurs étapes obligatoires s’enchaînent avant que les travaux ne puissent commencer. Ce type de dossier peut s’étirer jusqu’à sept mois; celui-ci a été réglé en trois.
4. L’intervention
Dès l’incendie, les portes et fenêtres ont été placardées pour empêcher les intrusions et limiter l’aggravation des dommages. La toiture n’a pas nécessité de bâchage, la saison chaude ayant permis d’éviter la vidange des conduites d’eau.
Une rencontre initiale a réuni la propriétaire, l’expert en sinistre, l’évaluateur de l’assurance et l’équipe de Bélisle pour établir les faits et la portée exacte des travaux de démolition. Une fois la démolition complétée, une nouvelle visite a permis de confirmer qu’aucun dommage supplémentaire n’avait été découvert, ce qui a permis à l’estimateur de produire un devis final fiable. Aucun architecte n’a été requis : la reconstruction respectait l’immeuble tel qu’il était avant le sinistre.
Le suivi s’est fait par communication hebdomadaire, avec documentation photo et notes consignées dans un logiciel interne, en plus d’appels directs dès qu’un point requérait une décision rapide.
5. Les imprévus
Deux imprévus mineurs sont survenus : un lot de planchers livré non uniforme, corrigé par une nouvelle commande sans retarder le chantier, et une porte-fenêtre brisée en transport, remplacée temporairement puis échangée dès la réception du modèle définitif. Aucun de ces éléments n’a affecté le budget ni l’échéancier.
6. Le résultat
Délais : Respectés, malgré un contexte de départ incertain (enquête policière, amiante, locataires réfractaires)
Coûts : Budget final aligné avec le devis initial de l’assureur
Impact : Immeuble entièrement reconstruit, valeur augmentée, nouveaux locataires en place
Charge retirée de la propriétaire : Sécurisation du chantier, coordination avec l’ingénieur en structure et l’assureur, gestion des imprévus de livraison
« On a compris la cliente, on a eu un bon fit avec elle. On l’a bien guidée et on a compris quel type de client on avait devant nous. »
— Maxime Bélisle, chargé de projet