Un incendie criminel touche un triplex, avec deux logements occupés par des locataires refusant de quitter malgré une perte totale, une présence d’amiante et des intrusions répétées sur le chantier. Bélisle a livré la reconstruction de 350 000 $ dans les délais et le prix convenus avec l’assureur, avec un suivi hebdomadaire rigoureux tout au long du dossier.
Type de sinistre : Incendie criminel + dégâts d’eau de catégorie 3
Secteur : Résidentiel locatif, triplex
Ampleur : 3 logements, présence d’amiante, dossier sous enquête policière
Valeur du sinistre : Environ 350 000 $
Intervenants coordonnés : Expert en sinistre, évaluateur de l’assureur, ingénieur en structure, Groupe Bélisle.
1. Contexte
Un incendie criminel détruit le logement du troisième étage d’un triplex et cause des dégâts d’eau de catégorie 3 aux deux logements inférieurs. L’enquête policière est toujours en cours, avec de fortes présomptions que l’ancienne locataire évincée en soit responsable. Les travaux sont évalués à 350 000 $.
Ce qui distingue ce dossier : deux logements en perte totale dont les occupants refusent de quitter les lieux, une présence d’amiante imposant un protocole de désamiantage, et des tentatives d’intrusion répétées pendant les travaux.
2. Le vrai problème
Sans l’accord des occupants pour disposer de leur contenu, aucune démolition ne peut débuter. Le protocole amiante ajoute une étape obligatoire supplémentaire. Ces deux facteurs allongent naturellement les délais avant la mise en chantier, un point que les clients sinistrés comprennent rarement d’emblée.
Le risque de récidive que les intrus remettent le feu pendant les travaux, a exigé une sécurisation constante du site, sans rien laisser de valeur sur place entre les visites.
3. La pression
Le point critique se situe dans les premières semaines : gérer les attentes autour des délais d’enquête, de tests d’amiante et de protocole, tout en rassurant une cliente en état de choc. Les attentes irréalistes concernaient surtout la rapidité : les gens s’imaginent que les travaux peuvent commencer le lendemain, sans connaître les étapes obligatoires, enquête, tests, résultats, soumissions, devis, offre de règlement qui peuvent, dans d’autres dossiers similaires, s’étirer jusqu’à sept mois.
4. L’intervention
Une rencontre initiale a réuni la cliente, l’expert en sinistre et l’évaluateur de la compagnie d’assurance pour établir les faits et la portée exacte des travaux de démolition. Une fois la démolition terminée, une nouvelle visite conjointe a confirmé qu’aucun élément supplémentaire n’avait été découvert, ce qui a permis à l’estimateur de produire un devis complet et définitif dès la première tentative.
Un ingénieur en structure a été mandaté pour attester les travaux de réfection de la toiture. Le suivi du dossier s’est fait par rapport hebdomadaire, avec photos et notes consignées dans un outil interne, en plus d’appels directs dès qu’un imprévu survenait pour que l’expert en sinistre ne soit jamais pris au dépourvu.
5. Les imprévus
Un lot de planchers non uniforme et une porte-fenêtre brisée en transport ont été corrigés sans impact sur le budget ni sur l’échéancier. Le seul enjeu réellement structurant du dossier est le délai d’attente pour l’enquête policière et les tests d’amiante qui était connu et anticipé dès la rencontre initiale, donc jamais une surprise pour l’expert en sinistre.
6. Le résultat
Délais : Trois mois du début à la fin, alors que des dossiers similaires peuvent atteindre jusqu’à 7 mois
Coûts : Budget final conforme au devis soumis
Impact : Dossier réglé sans litige additionnel, cliente rassurée et satisfaite
Gain pour l’expert en sinistre : Un devis fiable dès la première estimation, un suivi documenté chaque semaine, aucune surprise en cours de chantier
« L’évaluateur ne se fait jamais annoncer de surprises. L’entrepreneur est cohérent avec ce qui se passe sur le terrain. »
Maxime Bélisle, chargé de projet